Partager l'article ! un horizon moins obscur: Merci à Monsieur l'expert judiciaire P d'avoir été relativement rapide pour écrire son rapport DEFINITIF, après tou ...

Merci à Monsieur l'expert judiciaire P d'avoir été relativement rapide pour écrire son rapport DEFINITIF, après tous les aléas que nous connaissons.
Ce rapport, long de 85 pages, fait suite :
- à la note aux parties n° 1 du 20 septembre 2010
- à la note aux parties n°2 du 05 mai 2011
- à la note aux parties n° 3 du 18 mai 2011
- au pré-rapport du 14 novembre 2011.
Il confirme, après avoir accédé à toutes les demandes des parties adverses (car, moi, depuis le 20 septembre 2010, j'avais accepté le verdict énnoncé), la
destruction et la reconstruction de la maison. Et il ne faut pas croire que cela me réjouisse!
85 pages techniquement argumentées, s'appuyant sur les rapports des parties adverses afin qu'il n'y ait plus aucune contestation possible, 85 pages pour décrire :
- l'instabilité de la maison, sol, plancher, murs, cloisons et toiture
- le non respect des normes de construction selon les matériaux employés
- le non respect des plans de l'architecte
- l'improvisation total du chantier
85 page pour dénoncer fermement:
- les mensonges de l'architecte, du constructeur et de leurs techniciens qui les ont conduits à établir des plans erronnés, reconnus comme tels grâce à l'observation de nombreuses photos prises durant le chantier
- les dires et affirmations préremptoires et injustifiées de monsieur l'expert R, qui, à la demande des parties adverses et sans être venu sur le chantier, sans avoir eu connaissance des faits et des dires contardictoires s'est permis d'établir un rapport dénonçant l'incapacité professionnelle tant sur le plan technique que sur le plan de la déontologie de son confrère P.
85 pages où les erreurs de construction, le non respect des DTU, les mensonges, les agissements quasi-délictueux sont énoncés afin que le juge, qui n'est pas un technicien, puisse se rende à l'évidence : la seule solution fiable est, belle et bien, la destruction de ma maison.
85 pages pour chiffrer le tout point par point :
- déconstruction : 21 528, 00 €
- maîtrise d'oeuvre : 26 144, 97 €
- reconstruction : 179 587, 14 €
- déménagement, garde-meubles et remménagement : 5980, 00 €
- dissociation des réseaux maison/cabanon : 1196, 00 €
- privation de jouissance : 800, 00 € par mois depuis février 2007
Les dommages et intérêts ainsi que le remboursement de certains frais ainsi que des frais de justice seront évalués par le juge en charge du dossier. Je ne
manquerai pas d'en faire la demande.
La prochaine étape est donc une audience de mise en état pour le 23 mars 2012, audience au cours de laquelle le juge statuera sur le bien fondé à clore les expertises et à accéder à mes demandes justifiées par le rapport de l'expert P par l'intermédiaire de conclusions que fera mon avocate pour cette date.
Ensuite :
- le déménagement de mes meubles,
- la dissociation des réseaux du cabanon et de la maison,
- la destruction de la maison,
- la remise en état du terrain,
- et enfin , une nouvelle construction seront programmés.
Je ne suis pas encore au bout du tunnel, mais une petite lueur pointe...
En conclusion de cet article je souhaiterai dire :
- qu'il existe des avocats intègres sur lesquels on peut vraiment s'appuyer : merci maître Pinet
- qu'il existe aussi, même si parfois, lorsque mon moral était au 36ème dessous, j'ai pu en douter et le clamer peut être un peu trop haut, un peu trop fort, un peu trop vite, des experts intègres qui savent écouter, être patients, agir au plus près des intérêts des parties, sans se laisser influencer par qui que ce soit.
- qu'il existe, je l'espère, des juges intègres, qui sauront rendre la justice avec un grand J.
On va essayer de prendre modèle sur votre courage et votre détermination.
Oui ils se sont vraiment acharnés, tous : l'architecte, le constructeur, le consultant, les techniciens, l'expert de l'assurance de l'architectte et dernièrement un expert judiciare qui n'a même pas vu la maison...Ils voulaient que je laisse tomber. Ils pensaient que j'allais laisser tomber. C'était bien mal me connaître, car je suis quelqu'un de cool, sympa sauf en cas, d'injustice et de mensonge.
J'ai été prise pour une moins que rien. J'ai été insultée et menacée de mort. J'ai été humiliée. J'en ai été malade, plusieurs fois. J'en ai perdu le sommeil, plusieurs mois de suite. Mais jamais, puisque je suis dans mon bon droit, jamais je n'ai pensé à laisser tomber.
La justice va triompher : c'est le principal. Si tel n'était pas le cas, car ce n'est pas encore fini, alors mon énergie serait remobilisée.